samedi 29 novembre 2014

Rythmes scolaires : Nouvelle plaquette, nouvelles illusions !

Rythmes scolaires

La nouvelle plaquette explicative 

d'un gouvernement qui tente de vendre sa réforme...



Décidément la réforme des rythmes scolaires monopolise un gouvernement qui tente de la faire accepter…

Alors que 66% des français y sont franchement opposés, que l’Association de Maires de France ne cesse de relever les difficultés de mise en place cette réforme, que la majorité des enseignants témoignent de son inefficacité, le gouvernement vient de publier une nouvelle plaquette explicative pour sa réforme des rythmes scolaires.
Preuve, s’il en fallait, que le gouvernement tente tout pour la faire accepter mais que cette réforme a vraiment du mal à passer ! 
Même au sein du PS ! 

Outre les difficultés rencontrées par le gouvernement, il convient de relever quelques points décrits sur cette plaquette...


ALLONS-Y gaiement !


La plaquette nous informe que 87% des communes ont opté pour le cadre général fixé par le décret du 24 janvier 2013.
Même si ce chiffre laisse penser qu’il y a une certaine uniformité sur le territoire, n’oublions pas que ce « cadre général » proposait près de 8 emplois du temps différents possibles d’une école à l’autre.

Seulement 13% des communes ont souhaité expérimenter une organisation différente rendue possible par le décret du 7 mai.
Malheureusement les communes n’avaient qu’un très court laps de temps pour pouvoir déposer et organiser cette expérimentation (entre le 7 mai et le 6 juin 2014), peut-être qu’avec plus de temps un nombre considérable d’entres elles aurait fait un autre choix, encore eut-il fallu celui-ci n’eut pas été refusé par le DASEN !



DES BÉNÉFICES PÉDAGOGIQUES POUR LES ENFANTS ?
Là, c’est une grande interrogation : comment le gouvernement a-t-il pu trouver des bénéfices pédagogiques à cette réforme ? Quoi que... plus rien ne nous étonne !

Bénéfice 1 : Les apprentissages fondamentaux sont positionnés aux moments où la capacité d’attention  des élèves est la plus grande.
Heureusement que les enseignants n’ont pas attendu cette réforme pour positionner les apprentissages aux moments où la capacité d’attention de leurs élèves est la plus grande !
Cette capacité varie d’ailleurs d’un enfant à l’autre et dépend en grande partie de la motivation de l’élève… ainsi, loin de coller à un cadre prédéfini (tous les jours de 10h à 11h), cette capacité d’attention change, et les enseignants, qui connaissent leurs élèves, sont les plus à-même de choisir à quels moments placer des apprentissages fondamentaux… y compris l’après-midi !
Par ailleurs, si les chronobiologistes décrivent effectivement un « pic d’attention » en fin de matinée, ils en décrivent également un en fin d’après-midi !
Avec cette réforme ce second pic n’est plus utilisable !
Avec cette réforme un « après-midi de cours » se limite aux heures de digestion des élèves…

D'autre part, les pics d’attention décrits, ne reflètent qu’une analyse « sur la journée » des capacités d’apprentissage des élèves, sans tenir compte de l’évolution de ces capacités sur la semaine !
Aussi, depuis la mise en place de cette réforme, de nombreux enseignants témoignent d’une baisse de l’attention des élèves le vendredi, voire dès le jeudi ! Alors que c’était les journées où l’attention était maximale auparavant !
D’ailleurs, tous les témoignages de parents concordent sur un point, que la réforme soit bien mise en place (avec des activités, du personnel encadrant, des transports, un accès à la cantine le mercredi…) ou pas, leurs enfants sont plus fatigués qu’avant !

Enfin, inutile de citer les nombreux emplois du temps dans lesquels figurent le matin de nouveaux  apprentissages fondamentaux tels que.... PISCINE !

Comment, avec des enfants plus fatigués, 
peut-on parler de bénéfices pour les apprentissages ?

Bénéfice 2 : La matinée supplémentaire permet, grâce à des emplois du temps repensés, de répartir plus efficacement les activités sur la semaine.
De quelles activités parle-t-on ?
Parce qu’en ce qui concerne les activités dites « parascolaires » (en dehors de l’école), de nombreux clubs et associations se plaignent de ne plus disposer d’un cadre adéquat pour organiser leur pratique et pour l’épanouissement des enfants au travers des activités sportives et culturelles qu’ils proposent et que les enfants choisissent.
Pour les activités scolaires, cela pose souvent problème aussi !
Notamment si l’instituteur veut enseigner des activités sportives et culturelles (au programme de l’Education Nationale !), car les infrastructures ne sont plus accessibles avec l’après-midi « raccourci ».
Ainsi, si l’enseignant veut mettre en place un cycle « piscine » avec ses élèves, il devra le faire le matin, car il n’aura pas le choix ! Au détriment des apprentissages dits fondamentaux…

Bénéfice 3 : Autour du nouveau temps scolaire se met en place, pour l’enfant, un projet éducatif global.
Malheureusement ce n’est pas ce que permet cette réforme !
De la façon dont elle a été menée, cette réforme, loin de mettre en place une prise en charge globale de l’enfant, ne fait que morceler son temps.
Quid aux collectivités territoriales et aux maires de boucher les trous dans l’emploi du temps !
Une prise en charge globale, nécessite du temps, des échanges et une grande concertation qui n’ont pas eu lieu !

Par ailleurs, ce que favorise cette réforme, c’est la mise en place d’un PEDT, Projet Educatif TERRITORIAL (et non global !).

Ainsi la réforme favorise une école différente d’un territoire à l’autre, 
une école à multiples vitesses, une école inégalitaire !



UN ACCOMPAGNEMENT DE L’ETAT AUX COMMUNES POUR SOUTENIR L’ORGANISATION D’ACTIVITES PÉRISCOLAIRES DE QUALITÉ ?

Malgré son inefficacité sur les apprentissages, cette réforme coûte cher !

Selon une estimation de l’AMF (Association des maires de France), en moyenne 150€ par enfant.
L’Etat participe à cette dépense mais ne la couvre jamais entièrement.
Il apporte 50€ par enfant à toutes les communes ;
Il ajoute 40 € pour les communes éligibles à la DSU ou à la DSR (zones Urbaines ou Rurales sensibles), car ces communes en difficultés ont besoin de bien plus de 150€ par enfant pour mettre en place cette réforme.
Enfin la CNAF apporte 54€ par enfant sous conditions de créer un accueil de loisirs déclaré aux DDCS/PP, demandant, entre autre, un nombre approprié de personnels encadrant et une qualification professionnelle de ces derniers...

De nombreuses communes peinent à remplir ces conditions.

Ainsi l’Etat peut apporter jusqu’à 144€ par enfant, mais dans des conditions très éloignées de la moyenne nationale où elle coûterait 150€ par enfant.
Le coût total de cette réforme n’est en aucun cas compensé par ce dernier.
Par ailleurs, que ce soit le fond d’amorçage de l’Etat, le fond supplémentaire pour les communes sensibles, la contribution de la CNAF, et le reste à charge des communes, 
c’est toujours le contribuable qui paye !

De nombreuses communes refusent d’ailleurs d’appliquer cette réforme car elle implique :
  • soit d’augmenter les impôts locaux ! (Par exemple, Mr Gaudin, maire de Marseille, déclare s’y trouver contraint à cause de cette dernière !)
  • soit de faire payer les parents, renforçant encore une fois les inégalités sociales !!!
Par ailleurs pour l’année 2015-2016, l’Etat veut favoriser la mise en place de PEDT…
Comme nous le disions plus haut,
L’Etat veut favoriser la création de PEDT; 
l’Etat veut favoriser la création de Projets EDucatifs Territoriaux; 
l’Etat veut favoriser une Education Territoriale, et non Nationale; 
l’Etat veut favoriser une Education différente d'un territoire à l'autre, 

... L’ETAT VEUT FAVORISER LES INÉGALITÉS !!!!!



UN SUIVI DE L’APPLICATION DES NOUVEAUX RYTHMES 
AU NIVEAU NATIONAL ET LOCAL ?

Ces comités posent grandement le problème de la représentativité !
En effet, pour l’école primaire, près de 70% des parents d’élèves ne sont pas représentés dans ces comités, alors qu’ils sont majoritairement concernés !
Il en est de même pour les enseignants !
Autre problème de ces comités, ils n’ont pour but que d’accompagner, voire d’améliorer la réforme : bricoler sur une base bancale !

C’est dans son fondement que cette réforme ne convient pas ! Et bricoler ne changera pas grand-chose, mieux vaut repartir sur de bonnes bases, seules garantes d’un avenir serein et épanouissant pour nos enfants.


Un seul appel : LE BON SENS !

Un seul mot d’ordre : l’ABROGATION !


Ensemble, tout est possible !
Rejoignez le Collectif des Gilets Jaunes : www.giletsjaunes.org

vendredi 28 novembre 2014

Réforme des rythmes scolaires : les Gilets Jaunes en colère !

Vous connaissez les Gilets Jaunes ? Difficile de les louper ! Ce collectif de parents d'élèves a un message à faire passer.

Avec leurs gilets jaunes flashy, on ne risque pas de les louper ! Nous avons rencontré une membre active du Collectif des Gilets Jaunes, Lauren Mehessem, maman de 3 enfants à Colmar. Elle nous parle de son combat.
















Qui sont les Gilets Jaunes ?
Les Gilets Jaunes sont un collectif de parents d'élève de maternelle et de primaire, créé il y a un an et demi, en réaction à la réforme des rythmes scolaires. Ce collectif est présent dans toute la France, et communique notamment via les réseaux sociaux : leur principale page Facebook compte plus de 2900 abonnés. Et on ne parle des multiples autres pages créées par départements ou régions.
Le combat des Gilets Jaunes 
Ces parents sont contre la réforme des 4 jours et demi, mise en place dans...

mercredi 26 novembre 2014

Rythmes scolaires: Vallaud-Belkacem prend note des doléances des maires

Près de trois mois après la généralisation de la réforme des rythmes, les maires réunis en congrès ont expliqué à Najat Vallaud-Belkacem leurs difficultés, saluant pour certains le succès de fréquentation des activités périscolaires mais demandant surtout que leur financement soit pérennisé.
Les échanges dans un auditorium de 5.000 places presque plein sont restés courtois. Jamais la ministre de l'Education nationale n'a été huée comme avait pu l'être un an plus tôt George Pau-Langevin, alors secrétaire d'Etat à la Réussite scolaire, tandis que Vincent Peillon était épargné.

Cette fois, des applaudissements nourris ont toutefois contre-balancé régulièrement les critiques, réclamant que le financement de la réforme soit pérennisé, pointant la complexité des démarches pour toucher les aides de la CNAF, regrettant la non prise en compte de la diversité des territoires, notamment en outremer, ou la difficulté à faire reconnaître la compétence d'animateurs qui n'ont pas le BAFA, mais enseignent par exemple la musique au conservatoire.
"Nous souhaitons une...

mardi 25 novembre 2014

Rythmes scolaires : les rythmes scolaires en Europe ne sont pas en faveur de la réforme Peillon-Hamon

Avec la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, il est souvent mis en avant par ses défenseurs que la France était le seul pays d’Europe à avoir une telle organisation (journées continues sur 4 jours par semaine) et qu’il était temps de s’harmoniser avec les autres pays européens, pour « le bien et la réussite des enfants »… soi-disant…

En fait, si l’on regarde de plus près les études internationales, telles les études PISA, on se rend compte que de nombreux pays qui ont un système à 4,5 jours (ou plus !) ont des résultats inférieurs à la France !
C’est le cas pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Belgique francophone (donc certainement le pays qui a le plus de points communs avec la France !).

Ainsi une chose est sure : le passage de 4 jours à 4 jours et demi ne favoriseront pas les résultats scolaires des écoliers français !!!
les rythmes scolaires en Europe ne sont pas en faveur de la réforme Peillon - Hamon


Reste les cas de l’Allemagne et de la Finlande, souvent cités en exemple !

Pour l’Allemagne,
Le système scolaire était depuis de nombreuses années sur un modèle « cours le matin / activités l’après-midi ».
C’est pour s’en inspirer que le gouvernement français proposa avec cette « réforme Peillon », de réduire la durée des journées de cours pour remplacer ce temps par des  « activités périscolaires ».

Or depuis quelques années en Allemagne, on revient sur ce modèle pour favoriser des cours sur la journée entière.

Pourquoi ce revirement ?

Les enfants des villes « riches », des quartiers « riches », avec infrastructures, personnels et matériels disponibles, où avec des parents qui peuvent payer, ont accès à des activités relativement épanouissantes.
Les autres non…

Une autre raison qui justifiait l’abandon progressif du modèle « cours le matin/activités l’après-midi » était que ce système défavorisait le travail des femmes, et des parents en général.
En effet, pour pouvoir s’occuper de leurs enfant l’après-midi, de nombreuses allemandes ne travaillaient pas ou devait se contenter d’un travail à temps partiel…
Il n’y a qu’à voir les déboires des parents français où aucune activité n’a pu être mise en place à la rentrée 2014 (par exemple à Marseille), pour comprendre que la modification des temps scolaires a une influence sur le travail des parents et donc sur toute la société.

Après des essais concluant où les écoliers allemands qui suivaient un système « journée entière » avaient de meilleurs résultats que les écoliers qui suivaient un système « cours le matin / activités l’après-midi », le gouvernement allemand tente de généraliser ce modèle…



En Finlande,
Les experts de l’éducation s’accordent pour dire que les particularités de ce pays vaste et peu peuplé, où chacun doit trouver sa voie face à un environnement souvent hostile, aboutissent à des valeurs culturelles trop différentes des françaises pour pouvoir avoir un système éducatif identique.
Aussi, la population y est très homogène et partage donc la même culture avec un très faible taux d’immigration.
De plus la valorisation sociale des enseignants du fait qu’ils soient de véritables experts formés et reconnus comme tels, joue également son rôle.
Notons également que la simplicité de la langue d’un point de vue orthographique, le faible nombre d’élèves dans les classes, la présence d’infrastructures aménagéesl’absence de redoublement sont autant de différences qui participent indéniablement à la réussite finlandaise selon les experts, bien plus que les rythmes…

Ainsi nous comprenons bien en observant les systèmes scolaires européens, que rien ne justifie la réforme des rythmes scolaires en France instaurée par les décrets Peillons et Hamon… en tout cas certainement pas « le bien et la réussite des enfants français » !

Au contraire cette réforme ne va pas dans le bon sens ! C’est non seulement dans son application que cette réforme est mauvaise, mais surtout dans son fondement !

lundi 24 novembre 2014

Réforme des rythmes scolaires : “désastreux” selon Jack Lang

L’ancien ministre de l’Éducation nationale était l’invité de Sud Radio à 8h10 ce vendredi matin. Interrogé sur la réforme des rythmes scolaires, il a été très critique vis-à-vis de la situation de Lyon et de Marseille.



"La réforme des rythmes scolaire était-elle nécessaire ?" l’interroge Christophe Bordet, rédacteur en chef de Sud Radio.


Ecoutez Jack Lang :  
"Non, ce qui était nécessaire, c’était le rétablissement de la demi-journée d’école supprimée par Xavier Darcos et le gouvernement Fillon (...), répond Jack Lang. "En revanche, je n’aurais pas procédé ainsi. Selon moi, l’art, les sports, doivent s’organiser dans le temps scolaire, à l’intérieur de l’école, et non pas être pris en charge par les communes. Sur le terrain, la situation n'est parfois pas très brillante. À Lyon, par exemple, ces activités n’ont lieu que le vendredi. À partir de vendredi midi, les élèves quittent donc l’école pour ne la retrouver que le lundi matin, étrange harmonisation du temps scolaire. Et je ne parle pas de Marseille et des quartiers nord, c’est désastreux, désastreux… ", a réagi l’ancien ministre de l’Education nationale, actuel président de l’Institut du monde arabe à Paris.

Retrouvez l'interview sur Sud Radio.

samedi 22 novembre 2014

A SIGNER ! Lettre ouverte à la ministre - ABROGATION

Conférence Nationale SNUDI FO
LETTRE OUVERTE 
à la ministre pour 
l'abrogation des décrets Peillon, Hamon


A l'initiative du SnudiFO, plus de 250 délégués enseignants et territoriaux ont participé à la conférence nationale (mercredi 19 novembre 2014)  pour l'Abrogation des décrets Peillon et Hamon mettant en place la réforme des rythmes scolaires.
Le snudiFO, qui avait alors convié d'autres syndicats enseignants, a été rejoint par la CGT, CGT éducation.
A l'issue de la conférence, une délégation a été reçue par Mme Vallaud Belkacem.
La lettre ouverte ci-jointe est à signer par TOUS !
Parents, enseignants, territoriaux, Elus, TOUS CONCERNES !
Pétition Nationale Rythmes scolaires : 
Signez la lettre ouverte à madame Najat Vallaud Belkacem, ministre de l’éducation nationale.
Une page supplémentaire à ajouter à la pétition d'origine (pour ceux qui veulent faire signer un grand nombre de personnes)https://www.facebook.com/photo.phpfbid=1506146452978604&set=p.1506146452978604&type=1&theater
REJOIGNEZ L EVENEMENT Facebook !
ENSEMBLE, tout est possible !
Céline : 06.12.99.58.92


jeudi 20 novembre 2014

Grève dans les écoles primaires des Alpes-Maritimes et du Var

Selon le SNU-IPP, principal syndicat d'enseignants dans le primaire qui appelait à la grève ce jeudi, le mouvement dans les écoles est "suivi par 40% des personnels".
Dans de nombreux établissements des Alpes-Maritimes et du Var les profs ont en effet décidé de faire école buissonnière aujourd'hui. Le mot d'ordre de grève est particulièrement suivi à Nice-Est, dans la vallée du Paillon, à Carros ou encore Valbonne selon les syndicats.
Outre la réforme des rythmes scolaires, les enseignants entendent protester contre l'ouverture du recrutement à des contractuels. 

"Cela veut dire que des personnels vont entrer dans les écoles sans ...

mardi 18 novembre 2014

La contrainte budgétaire s'invite à l'assemblée des maires du Var

La contrainte budgétaire au cœur des préoccupations exprimées par les élus lors de leur assemblée générale. L’action de proximité à l’épreuve de la situation économique.

L’association des maires du Var a tenu son assemblée générale samedi 15 novembre à Vidauban. 107 des 153 maires du département étaient présents à cette réunion qui permet chaque année de prendre le pouls des préoccupations du « bloc communal » et d’évaluer l’état du dialogue avec ses partenaires. Si l’exercice des questions posées par les maires est toujours aussi révélateur que redouté (lire ci-contre), le discours du président de l’Association des maires du Var, Jean-Pierre Véran, n’en est pas moins significatif.
Au-delà du compte rendu d’activité de l’association, ce dernier a estimé que la loi de transition énergétique devant être soumise au Sénat devait « constituer un enjeu » pour les maires dans cette mandature.
Baisse des dotations
Sur le dossier des rythmes scolaires, il a réclamé que l’État pérennise après 2015 le fond d’amorçage de 50 euros par enfant.

A propos de la baisse annoncée des dotations de l’État, Jean-Pierre Véran comprend que les collectivités territoriales contribuent à la réduction des déficits, et ajoute : « Il faut quand même reconnaître que la portion de plus de 11 milliards prélevés sur les collectivités locales ne va pas arranger la situation, sur le plan économique, tant locale, départementale que régionale». Il conclut en ...

Rythmes scolaires: « 7000 communes engagées dans le processus PEDT » (Ministre)

Le lead

Hier, à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions  au gouvernement, Mme Vallaud-Belkacem a confirmé la préparation d’une circulaire destinée aux recteurs et aux DASEN afin qu’ils aident les petites communes à écrire un Projet Educatif Territorial (PEDT), pré requis pour bénéficier  de la prorogation du fonds d’amorçage pour 2015-2016
Extrait du site AN
M. le président. La parole est à M. Jacques Moignard, pour le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste.
M. Jacques Moignard. Madame la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, vous avez annoncé le 30 octobre dernier que le fonds d’amorçage sera maintenu pour la rentrée 2015. Je rappelle que ce fonds est abondé à hauteur de 50 euros par écolier et par an, plus 40 euros pour les enfants scolarisés dans les communes éligibles à la dotation de solidarité urbaine dite « cible », ou à la dotation de solidarité rurale « cible ».
C’est une très bonne nouvelle pour nos communes. Le groupe radical, républicain, démocrate et progressiste s’était d’ailleurs fortement engagé en ce sens en déposant un amendement visant à maintenir ces 50 euros. En l’état actuel du projet de loi de finances pour 2015, le maintien des 50 euros est conditionné à la mise en place d’un projet éducatif territorial, dit PEDT. Ces PEDT ne peuvent qu’améliorer la prise en charge des enfants, car ils sont en phase avec les particularités locales. Par exemple, sur les 129 écoles de mon département, le Tarn-et-Garonne, 13 se sont engagées dans un PEDT. Parmi elles, celle de ma bonne ville de Montech.
Madame la ministre, vous vous êtes engagée le 30 octobre dernier à adresser une circulaire aux inspections académiques, pour qu’elles se tiennent à la disposition des petites communes afin de les aider à rédiger leurs projets éducatifs territoriaux. Pourriez-vous nous confirmer cet engagement et nous indiquer dans quel délai cette circulaire devrait paraître ?
M. le président. La parole est à Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Mme Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Monsieur le député, comme vous l’avez dit, le Gouvernement a...

Suite de l'article sur Provence Education.

mercredi 12 novembre 2014

Rythmes Scolaires : Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale : réponse de Najat Vallaud-Belkacem au député Jacques Moignard,

La ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, a répondu à une question du député Jacques Moignard (groupe RRDP) sur les nouveaux rythmes scolaires et le projet éducatif territorial, lors de la séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale, mercredi 12 novembre 2014.

VOIR LA VIDEO sur le site de l'Education Nationale : http://www.education.gouv.fr/cid83800/projet-educatif-territorial-questions-au-gouvernement-a-l-assemblee-nationale-reponse-de-najat-vallaud-belkacem-au-depute-jacques-moignard-mercredi-12-novembre-2014.html

vendredi 7 novembre 2014

Rythmes scolaires: Hollande parie sur la pérennité de la réforme

François Hollande a parié jeudi soir sur la pérennité de la réforme desrythmes scolaires, même en cas d'"alternance"politique, car il s'agit selon lui d'un "progrès considérable".
"Il y a toujours plus urgent, mais si cette réforme n'avait pas été engagée, elle n'aurait jamais été faite", a-t-il déclaré sur mytf1news.fr.
"Je vous fais un pronostic: je ne sais pas quand aura lieu la prochaine alternance, mais cette réforme ne sera pas mise en cause, c'est un progrès considérable", a ajouté le chef de l'Etat alors que la droite dénonce cette réforme.
"Il faut accompagner encore financièrement les communes et cette réforme sera maintenant de plus en plus consensuelle", a-t-il souligné.
La réforme des rythmes, qui ...

lundi 3 novembre 2014

Rythmes scolaires: « Trop peu de personnes dans les IA pour aider les petites communes sur les PEDT » (Maires ruraux)

Une des objections principales soulevées par les députés de la majorité lors du débat sur la prorogation du fonds d’amorçage sous condition d’établissement d’un Projet Educatif Territorial (PEDT) portait sur la capacité des petites communes à réaliser cette écriture de document. Valérie Rabault  (1)  avait même déposé un amendement pour que le gouvernement inscrive  dans le projet de loi des finances 2015  l’aide des IA-DASEN  à ces petites entités administratives. La  ministre a rejeté cette proposition parlant en revanche d’une circulaire  à publier prochainement sur cette obligation qui sera demandée aux administrations déconcentrées. Pour Cédric Szabo, administrateur de l’Association des maires ruraux de France, il s’agit d’une illusion. « On peut inscrire cette aide dans un texte, législatif ou réglementaire. Mais , dans la réalité, cela ne se passe pas ainsi. J’étais dans l’Aube, 545 communes, une seule personne  au sein des services de l’Etat pour aider les communes à faire un PEDT. « 

Interview

« Depuis le début, nous disons qu’il s’agit d’une création imposée par l’Etat, c’est donc à lui à payer. Il doit nous fournir l’argent nécessaire pour financer les opérations. Nous avons expliqué qu’il fallait du temps pour donner du contenu à ces opérations.  Ce qui s’est passé à l’Assemblée avec ce vote de l’amendement au PLF 2015 est objectivement une manière de gagner du temps. Cela fait trois fois  depuis 2013 que cet Etat cède. La première fois, sous la pression de notre association, il a repoussé la date limite d’aide financière dans le cadre  de la généralisation à septembre 2014, au départ il n’était question  d’aider que ...

Suite de l'article sur Provence Education.